ETABLIR DES PONTS : 26e dim du TO Année C

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Am 6, 1a.4-7 ; Ps 145 ; 1 Tm 6, 11-16 ; Lc 16, 19-31
Homélie du 28 septembre 2025,
par l’abbé Ferdinand SEBRE

Il s’agit de la transcription d’une prédication orale. Les annotations sont ajoutées après transcription.

Frères et sœurs un autre dimanche s’ouvre, mais dans la continuité du dimanche dernier. pour ceux qui s’en rappellent, le dimanche dernier, c’était le prophète qui criait son désarroi face au comportement de ceux qui s’étaient enrichis, et qui exploitaient les pauvres, ceux qui étaient en souffrance. Aujourd’hui encore. Aujourd’hui, je trouve que nous avons de beaux repères pour commencer une nouvelle année avec nos amis les scouts qui font leur rentrée en cette messe. 

Je nous propose aujourd’hui trois points qui nous aideront à faire une belle entrée trois points qui nous permettraient de pouvoir cheminer aussi vers le seigneur. Pour ce faire, je nous propose comme premier. Point tiré de la première lecture et de l’Évangile. L’indifférence.

Ce premier point. C’est l’indifférence ou si vous voulez l’ignorance de celui ou de celle qui est à côté de nous dans la première lecture que nous avons entendue, il est question de celles et ceux qui se sont enrichis et qui enfermés dans leur richesse, ils oublient les pauvres. le prophète écrit pour les avertir que cette vie va complètement changer parce qu’ils seront déportés. Finalement se peuple a été déporté conformément à la parole du prophète, nous entendons par là qu’une vie qui s’organise en dehors de, une vie qui ne fait pas la part belle à Dieu, en fait est une vie qui va s’effriter parce qu’il n’y a pas de consistance, il n’y a pas dans cette vie, ce qui en fait l’essentiel.

Une lecture rapide pourrait nous faire penser que le personnage le plus important de cette page de l’écriture, ce serait Lazare ou peut-être une autre réalité, mais quand on lit bien cet évangile, le personnage principal, c’est bel et bien l’homme riche. c’est autour de lui justement que tout va s’organiser l’enseignement de Jésus. Alors je nous invite à regarder maintenant ce personnage. Il est riche et dans sa richesse qu’est-ce qu’il fait, mais il offre de somptueux repas Il s’habille avec du lin fin jusque-là, j’ai envie de dire tout va bien seulement ce dernier ne voit pas que devant son portail, il y a Lazare, qui est un pauvre et qui ne mange pas.  Vous voyez que dans le texte le riche n’a pas de nom, mais Lazare lui a un nom qui signifie « Dieu vient en aide. » et tout riche qu’il est, l’écriture ne lui donne pas de nom comme pour dire que ce riche finalement c’est un peu une part de nous pour ne pas dire que c’est chacun de nous.  Lazare lui a un nom. continuant toujours dans cette étude comparée de riche et de Lazare. Le riche est mort et Lazare aussi ; un détail, mais qui moi révèle quelque chose de toute la bonté de Dieu. Lazare est mort et il a été emporté par les anges ; le riche est mort et il a été enterré. Pourquoi c’est différence les deux sont morts pourquoi l’un est emporté et l’autre enterré ? l’auteur utilise justement cette expression, il a été enterré parce que tout au long de sa vie, il s’est investi pour les choses terrestres, il ne pouvait qu’être enterré. Quant au pauvre, ‘il était tourné vers le seigneur attendant son secours. Dès lors quand il meurt, il est emporté par les anges. Deux attentes différentes ; un qui attend que Dieu vienne à son secours, et l’autre qui est enfermé dans la bulle de sa richesse. Retenons que cerise, on ne nous dit pas que c’est un mauvais riche et ne fait de tort ou il n’a pas spolié Lazare. Ce riche, c’est peut-être un bon père de famille c’est quelqu’un qui donne de l’argent dans les organisations pour soutenir des pauvres.

Mais le reproche qui lui est fait, il n’a pas vu Lazare qui était devant sa porte.  De cette première analyse, je voudrais nous inviter à entendre que dans nos vies il y a des Lazares à nos portes que nous ne voyons pas, il y a des Lazares que nous ignorons enfermés dans nos richesses et la richesse ici n’est pas que matérielle. La véritable richesse, ce n’est pas celle qui nous enferme mais c’est plutôt celle qui nous ouvre aux autres.

Nous pouvons essayer de vivre une année où nous n’allons pas nous ignorer les uns les autres, mais apprendre à prendre soin les uns des autres. car finalement le riche c’est moi, c’est chacun de nous et Lazare c’est aussi la pauvreté dans la vie des uns et des autres.

  Autre point le jugement : Il y a un abime entre vous et nous

 Ce n’est pas tant Dieu qui a créé cet abîme ; cet abîme, c’est d’abord l’homme riche qui l’a créé parce que on s’enfermant dans sa richesse, il a mis une distance entre Lazare et lui. Dès lors cet abîme va subsister même au-delà de la mort, cela nous a même frères et mes sœurs à comprendre que Dieu nous établit non pas pour mettre un abîme entre nous, mais bien au contraire, pour établir des ponts pour établir des liens pour que nous puissions aller les uns vers les autres, car tout homme quel qu’, il soit nous dit quelque chose de Dieu, nous révèle quelque chose de la bonté et de la beauté de Dieu.

 cet homme voudrait avertir ses frères pour leur dire, ne venez pas ici. et Abraham lui dit, ils ont Moïse et les prophètes. Vous voyez mes frères et mes sœurs, il y a une belle expression biblique, le jugement dernier. Quand on entend cela, tout le monde tremble on se dit que va-t-il se passer au jugement dernier ? En fait ce qu’on appelle le jugement dernier n’est rien d’autre que la constatation. Le jugement qui a déjà eu lieu lorsque nous vivions sur la terre, c’est la somme de tous nos actes sur la terre, je n’ai pas travaillé justement dans la cohésion, je n’ai pas travaillé à l’acceptation de l’autre à l’acceptation de la parole de Dieu à la fin de ma vie, je vais juste faire le constat que je me suis éloigné de Dieu, cet abîme, c’est juste le constat qu’on fait à la fin de la façon dont j’ai vécu, c’est pourquoi dans la deuxième lecture que nous avons entendue Saint- Paul dit à Timothée de prendre garde et de faire attention à sa façon de vivre. Oui, notre façon de vivre déterminera finalement comment nous allons passer notre éternité, si nous vivons bien alors nous passerons une éternité bien heureuse, mais si nous ne vivons pas bien, nous ne pourrons pas arriver là où Dieu de toute éternité nous attend.

La parole de Dieu : la loi et les prophètes

Qu’est-ce que Moïse ? Et qu’est-ce que les prophètes pour revenait d’est sûr que ses frères se convertiraient, Abraham dit que quelqu’un ressusciterait des morts et ne se convertirait pas pour autant, ils ont Moïse et les prophètes. Moïse symbolisant la loi et les prophètes comme la parole qui nous invite justement au changement.

Autrement, dit nous tourner, c’est bel et bien sa parole. Nous ne pouvons pas mener une chrétienne en ignorant la parole de, la loi et les prophètes, c’est bel et bien la parole de Dieu. Cela interroge notre rapport à la parole de Dieu.

Saint Jacques dans son épitre dit : « Ne vous contentez pas seulent d’écouter la parole de Dieu, mettez-la en pratique. » écoute la mettre en ressemble à une personne qui est allée devant un miroir et qui a vu toutes les taches qui sont sur lui et n’a pas daigné les enlever. La parole de Dieu c’est ce qui nous permet de pouvoir changer car elle a une force non seulement d’interpellation, mais une force de conversion. Nous en avons besoin. Mt. 7,21 « Ce ne sont pas ceux qui disent seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais c’est plutôt ceux qui écoutent la parole et la mettent en pratique ». frères et sœurs, bien-aimés, en ce dimanche trois repères nous sont donnés le premier repère.

Nous sommes invités à travailler à prendre soin du pauvre qui est devant notre porte, la porte de notre cœur, le deuxième lieu que nous sommes invités à habiter ce dimanche, c’est que nous puissions aussi établir des ponts entre nous pour signifier la présence de Dieu qui prend soin. Le troisième lieu que nous sommes invités à habiter, c’est que la parole de Dieu trouve en chacun de nous un écho favorable pour que nos vies elles-mêmes deviennent une incessante louange à la gloire de ce Dieu, qui est vivant aujourd’hui demain, et pour les siècles des siècles, AMEN !