Mercredi des Cendres 2024 – 14 février

  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Le carême débute par une journée très spéciale : le mercredi des cendres.

Mais cette entrée en carême est marquée par une journée de pénitence et de jeûne !

Cela semble bien dépassé… pourquoi faudrait-il faire des efforts, pourquoi faudrait-il faire des ’sacrifices’, ne devrait-on pas plutôt se concentrer sur l’amour du prochain ?

Le jeûne – au sens catholique (ce qui n’est pas tout à fait semblable à ce qu’on entend dans l’Islam) – c’est un effort physique de privation, et plus spécifiquement de nourriture. Cela ne doit pas nous empêcher de jeûner d’autre chose (écran, téléphone etc.). Il s’agit de se priver d’une chose bonne et légitime, pour éprouver concrètement le manque. Mais le jeûne catholique n’est pas une performance, il ne s’agit pas d’une privation totale : concrètement, cela signifie que le matin on prend une collation, à midi un repas normal et le soir une collation. Il s’agit de pouvoir assurer son devoir d’état et le faire dans la joie : le jeûne doit rester au service de la joie de l’amour…   .

Cet effort a quatre bienfaits : tout d’abord, j’apprends ainsi à me commander à moi-même. Ensuite, j’éprouve le manque, et ressent le désir de le combler… ce qui me renvoie à mon « désir profond », le désir de Dieu. C’est aussi un acte de solidarité avec tous ceux qui ne mangent pas, sans l’avoir décidé. C’est enfin un acte que tous les catholiques du monde accomplissent ensemble, et nous pouvons le vivre comme un acte d’unité.

Après la messe du soir à Genas (vers 19h15), mais aussi à Chassieu (vers 20h45),
je vous propose de partager une collation autour de la Parole de Dieu.