Sacrement du pardon

Il est possible de recevoir le sacrement du pardon sur la Paroisse de l’Alliance
A Saint-Bonnet ou Saint-Laurent de Mure le mercredi matin après la messe pendant temps d’adoration devant le Saint Sacrement.
A Chassieu vers 18h00, après le chapelet et avant la messe
A Azieu, le Jeudi soir, à 20h30, pendant le temps d’adoration.
A Genas, après la messe du samedi matin

Le sacrement de réconciliation

L’Église a reçu du Christ l’institution des sacrements, et au cours des siècles n’a cessé d’approfondir ces mystères. On oublie souvent qu’ « Au cours des siècles, la forme concrète, selon laquelle l’Église a exercé ce pouvoir du Seigneur [le sacrement du pardon] a beaucoup varié » (1447 Catéchisme de l’Église Catholique). 
On peut distinguer trois grandes périodes. Du Ier au VIème siècle, le sacrement de pénitence n’était possible qu’une fois au cours d’une vie. Il concernait surtout les graves péchés : apostasie, meurtre, adultère. La pénitence pouvait durer une vie entière. Cette manière de faire incitait les chrétiens à se confesser simplement sur leur lit de mort, avec les difficultés de bien calculer son coup. Le sacrement de pénitence tombait en désaffection. On pense par exemple que Saint Augustin ne s’est jamais confessé ! Ce sont les moines anglo-saxons qui amenèrent une pratique différente de la confession vers le VIIème siècle (notamment saint Patrick et saint Colomban). L’accusation des fautes était privée et l’absolution était donnée après l’accomplissement de la pénitence. Celle-ci étant codifiée, à tel péché telle pénitence. Les pénitences pouvant être lourdes, on pouvait demander à une personne de faire une partie de la pénitence, voire de la payer. La déviance arrive rapidement avec la tentation d’acheter son salut. C’est tout le problème de la simonie (vente de biens spirituels) condamnée par l’Église, et du trafic des indulgences, qui sera une des causes de la rupture avec Luther.

C’est au XIIIème siècle que le sacrement de pénitence met l’accent sur l’aveu, en abandonnant les tarifs, et une pénitence bien plus proportionnée. Cette manière de faire insiste plus sur la gratuité de la grâce et le pardon, comme don de Dieu qui vient nous réconcilier avec lui. La confession est alors proposée de manière plus régulière, pas simplement pour les fautes graves. Le chrétien peut alors affiner son âme et son sens du bien. À travers les siècles nous pouvons discerner « la même structure fondamentale. […] la contrition, l’aveu, et la satisfaction ; d’autre part, l’action de Dieu, par l’intervention de l’Église. » (1448 Catéchisme de l’Église Catholique). Réjouissons-nous de pouvoir user et abuser de ce sacrement !